La prothèse myoélectrique

L’origine des premières prothèses remontent à l’Egypte Antique. Au Moyen-Âge, des prothèses plus élaborées ont été inventées comme la jambe de bois ou le crochet dans le but de faciliter la vie des personnes amputées.
Les prothèses se sont considérablement améliorées au fil des années en raison du grand nombre de blessés pendant la guerre et les technologies prothétiques et les entreprises qui les conçoivent se sont grandement développées.

La prothèse myoélectrique et son fonctionnement

La prothèse myoélectrique est munie de piles rechargeables permettant son fonctionnement. De plus, lors de son utilisation, les patients utilisent beaucoup la rétroaction visuelle et guident leurs mouvements avec la vue.
Les prothèses myoélectriques sont contrôlées par des signaux électriques dits EMG générés par la contraction musculaire. Le signal EMG provenant du nerf du moignon peut être enregistré intramusculaire ou à la surface de la peau.

Pour le contrôle direct, les signaux EMG sont enregistrés depuis un ou deux électrodes afin de contrôler un degré de liberté. Les signaux détectés par les électrodes sont comparés à des seuils prédéterminés et une action introduite selon le mode de la prothèse. La prothèse dispose de plusieurs modes qu’il est possible de changer.
Le contrôle proportionnel permet aux patients de contrôler la vitesse des mouvements de la prothèse en fonction de l’enregistrement du signal EMG ou de la force de contraction.

Qui peut en bénéficier ?

L’ergothérapeute évalue les territoires cutanés sur le moignon du patient. Cette évaluation lui permet de déterminer le site où son patient est en mesure de maintenir une contraction musculaire pour une durée de deux secondes suivies d’un moment de repos de la même durée.
Le principal objectif est de favoriser une autonomie optimale chez le patient dans ses activités quotidiennes dans le but de conserver ou d’améliorer ses capacités physiques au niveau du membre amputé.

Les prothèses myoélectriques sont destinées à l’appareillage des amputations d’avant-bras et de bras d’origine congénitale traumatique. Cependant, les prothèses myoélectriques au niveau des jambes sont également possibles.
La prothèse myoélectrique s’adresse à tout type de patient. Les enfants peuvent aussi avoir recours à ce type de prothèse dès leur plus jeune âge. Les possibilités d’appareillage sont liées à la longueur du moignon et à l’encombrement prothétique.
La motivation du patient est un prérequis important puisque le processus d’adaptation demande beaucoup de temps et d’efforts.

En plus d’être esthétique, la prothèse myoélectrique permet de faire un plus grand nombre de mouvements avec précision. La recherche constante dans ce domaine permettra de développer des prothèses encore plus performantes et moins lourdes en raison des différents matériaux qui la composent.
Ainsi, l’évolution de la prothèse pourrait éventuellement fournir des rétroactions tactiles au lieu d’être uniquement visuelles.