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La prothèse 4D biodégradable

 La régénération osseuse est un phénomène naturel, c’est-à-dire qu’il peut se reproduire à l’identique. Dans certains cas, l’os nécessite un soutien lorsqu’il s’agit d’un traumatisme plus ou moins important.  Les médecins se tournent alors vers la greffe osseuse ou la mise en place d’un implant. Cependant, ces techniques peuvent donner lieu à des complications diverses.

En effet, parfois la prothèse mise en place se dégrade rapidement ce qui crée un vide ainsi la régénération de l’os ne se fait pas convenablement. Ou encore dans le cas inverse, la dégradation de la prothèse est lente, elle gêne alors la régénération osseuse.

L’élaboration d’une nouvelle technique

Il est important de mentionner que le temps de traitement et le coût des prothèses qui se trouvent actuellement sur le marché ont un coût élevé. L’objectif premier de cette nouvelle technique est de concevoir une prothèse à moindre coût, en un court laps de temps et qui facilite la régénération osseuse.

Une nouvelle matière entre en scène et possède des particularités similaires à celles des os. L’usage des polymères s’avère être efficace, il s’agit d’ une structure moléculaire géante. C’est une macromolécule formée d’une longue chaîne de molécules plus petites et identiques accrochées les unes aux autres. Les polymères ont un faible coût et certains se rapprochent de la composition des os et sont assimilés convenablement par le corps humain. Toutefois, le recours aux polymères seuls ne suffit pas, il faut donc l’associer avec une autre matière : l’hydroxyapatite. Un phosphate de calcium qui favorise d’une manière générale une bonne croissance osseuse.

L’impression de la prothèse et sa biodégradabilité

Pour mettre en place la prothèse, l’impression 3D est alors l’étape cruciale et nécessaire. Un processus qui permet d’obtenir un résultat rapide et qui s’adapte le plus aux besoins des patients. Mais pour répondre à la demande de dégradation rapide, une nouvelle dimension va intervenir : le temps. On fait appel alors à l’impression 4D. Cette technique possède les mêmes propriétés que l’impression 3D la différence réside dans le changement de la forme de la prothèse, de sa propriété ou de sa fonctionnalité avec le temps, sous l’action d’un stimulus extérieur. Des irradiations peuvent être utilisées dans le but de stimuler la prothèse mise en place pour actionner le processus de régénération qui va de pair avec la biodégradabilité de la prothèse. Les scientifiques travaillent encore sur ce projet ambitieux et ils semblent sur la bonne voie.