Un lycéen crée une prothèse de bras contrôlée par la pensée

Benjamin Choi, 17 ans, est un lycéen pas comme les autres. Durant les confinements dû à la propagation du covid 19, il consacre tout son temps libre à l’élaboration d’une prothèse de bras contrôlée par la pensée à faible coût grâce à l’impression 3D !

 

Le processus de création

Pour la création de sa prothèse de bras robotique imprimée en 3D, le jeune homme  a utilisé une expérience antérieure en ingénierie et en codage pour confectionner un bras durable. Il a également eu recours à un algorithme d’IA capable de transcrire  les ondes cérébrales de la personne aux commandes. Son système est accompagné d’un petit casque, qui se base sur l’électroencéphalographie (EEG) qui permet d’enregistrer l’activité électrique spontanée des neurones du cerveau de l’utilisateur. Comment ça fonctionne ? Et bien le casque transmet les lectures enregistrées  par Bluetooth à une puce intégrée dans la prothèse, au sein duquel,  l’algorithme de Choi analyse les ondes cérébrales et les transforme en mouvement. Le plus étonnant dans cette histoire, c’est que le produit final  ne coûterait que 300 $ à fabriquer.

Pour mettre en place sa création, le jeune lycéen transforme le sous-sol de sa maison en laboratoire d’ingénieurs. Il réussit à confectionner son premier modèle grâce à la petite imprimante 3D de sa sœur. Cependant,  il a mis 30 heures pour imprimer toutes les pièces de sa prothèse.  Après plusieurs essais, en effet, il a créé plus de 75 versions de la prothèse avant de se fixer sur sa conception finale. Le bras robotique en 3D  non invasif contrôlé par l’esprit de Benjamin Choi est confectionné à l’aide de matériaux de qualité qui peuvent maintenir des poids d’environ quatre tonnes.

L’avenir de la prothèse de Choi

 

Grâce à sa création, Benjamin Choi a été l’un des 40 finalistes du Regeneron Science Talent Search, le plus prestigieux concours de sciences et de mathématiques pour les lycéens des Etats-Unis.

Depuis que son invention a attiré l’attention de tous l’année dernière, le désormais diplômé du secondaire a remporté de nombreux prix. Il a également obtenu une bourse à l’Université Stony Brook et a obtenu une subvention pour produire sa prothèse.

Après plusieurs essais et tentatives, l’algorithme du jeune lycéen  est composé de “plus de 23 000 lignes de code, avec 978 pages de mathématiques et sept sous-algorithmes complètement nouveaux”. Le niveau de précision moyen de sa prothèse est de 95 %, elle  dépasse la norme de l’industrie. La prothèse de Choi, si elle venait à être produite en série, aiderait un grand nombre d’amputés qui n’ont pas les moyens d’avoir une prothèse chère …