Prothèse de jambe

Handicap International accélère l’impression 3D de prothèses pour les pays en développement

Depuis maintenant deux ans, Handicap International utilise l’impression 3D pour fabriquer des prothèses de jambe qui sont ensuite expédiées vers les pays les plus défavorisés d’Afrique. Pour l’occasion, ces prothèses ont été spécialement testées aux Togo, en Syrie et à Madagascar. Actuellement, Handicap International espère offrir un coup de moteur à ce projet pilote. Rappelons que son objectif est de créer un centre d’impression au Togo capable d’imprimer des prothèses et de les expédier partout dans le monde.

Un coût de production plus qu’abordable

La fabrication des prothèses au moyen de l’impression 3D est un processus abordable et très rapide. Non seulement il est possible de personnaliser les prothèses, mais il n’y a aucun risque de gaspillage de matériau. L’avantage avec l’impression numérique, c’est qu’il est possible de créer des membres et même des trachées.

L’effort va dans le bon sens

Dans les pays défavorisés, seuls 5 à 15 % des personnes qui requièrent un appareillage orthopédique ont accès à ce service. Par ailleurs, l’association a tenu ses promesses, ou presque. Un an après l’impression des premières prothèses, 19 patients ont pu être équipés. L’organisation non gouvernementale désire même se rendre plus loin en accélérant son rythme de production. Cette année, Handicap International espère pouvoir équiper 200 personnes en Inde et en Syrie.

Grâce la numérisation en trois dimensions, le Handicap International ne sera plus obligé de créer des moules. Jusqu’ici, Handicap International a dû travailler avec un moule en plâtre. Lorsque ces moules sont numérisés, ils sont ensuite transmises à un programme de modélisation en 3 D, puis à l’imprimante. Lorsque la prothèse est conçue, un orthopédiste l’assiste pour l’essayage.