Nouvelles prothèses de hanche

Prothèse de hanche – des évolutions

Grâce aux nouveaux matériaux et à une chirurgie plus light, la pose d’une prothèse de hanche est accessible à tout le monde. D’ailleurs, chaque année, 140 000 Français bénéficient de ses bienfaits. Elle apporte une réponse extraordinaire à la douleur, voire au handicap, que peut représenter un problème de hanche et améliore grandement la santé. De plus, cette intervention, bien maîtrisée actuellement, comporte peu de complications.

Céramique : pratiquement inusable

Les matériaux utilisés actuellement sont très performants et bien tolérés. Le cotyle (demi rond implanté dans l’os et s’articulant autour d’une tige) est réalisé en polyéthylène qui offre davantage de résistance puisqu’il dure au moins 25 ans au lieu de 15 ans auparavant.

Cependant, le duo céramique-céramique occupe la première marche du podium, question résistance, puisqu’il est inusable. La prothèse réalisée en céramique ne détériore pas l’os et ne nécessite pas de nouvelle opération deux ou trois décennies plus tard. C’est pourquoi, la pose de prothèses peut s’envisager chez des patients âgés de 40 ans, voire moins. Elle s’avère nécessaire dès que la qualité de vie est altérée et la santé impactée.

Actuellement, les prothèses 100 % céramique représentent 40 % des prothèses implantées tandis que celles constituées de métal-polyéthylène et céramique-polyéthylène, moins coûteuses, sont majoritaires à 50 %. Les tout métal, qui tendent à disparaître, représentent 10 %.

Chirurgie plus confortable

La technique opératoire utilisée est peu traumatisante. En effet, le fait de passer sur le devant de la cuisse permet de ne pas sectionner muscles, nerfs et tendons mais de les dévier pour placer la prothèse. Les douleurs postopératoires en sont diminuées et la récupération est plus rapide puisque la rééducation peut débuter le jour de l’acte chirurgical. Le séjour à l’hôpital s’étend sur deux à trois jours seulement. L’intervention ne dure qu’une heure car elle a lieu sous rachianesthésie, le bas du corps uniquement est endormi. Le patient peut se lever quelques heures après l’opération avec l’aide d’un kinésithérapeute.

Certains établissements hospitaliers proposent même un retour le jour même à domicile. L’ambulatoire diminue les risques de complications (phlébites et infections) et il est avéré que le patient se remet plus rapidement à domicile. Le retour à domicile s’effectue après accord du chirurgien et de l’anesthésiste et avec une prescription de médicaments antidouleur.

Le patient peut ensuite, petit à petit, reprendre ses activités en évitant les sports de contact ou ceux nécessitant des sauts (basket, football, handball…).