Les types de prothèses d'épaules

Les types de prothèses d’épaules

Pourquoi avoir recours à une opération ?

 

L’arthrose est un problème de santé qui ne se guérit pas spontanément et l’usure du cartilage est irréversible. L’articulation se dégrade progressivement, ce qui limite de plus en plus la mobilité du bras. Cette dégradation est douloureuse et au bout d’un certain temps, les anti-douleurs et les anti-inflammatoires ne sont plus efficaces. Il faut alors envisager une opération chirurgicale afin de soulager cette douleur et de récupérer l’utilisation normale du bras.

 

 

Les différents types de prothèses d’épaules

 

Des pièces artificielles remplacent les zones d’os et de cartilage qui sont usées. On réalise une incision dans la partie inférieure de l’épaule, on écarte les muscles pour atteindre l’articulation et on enlève la tête humérale, l’os de l’humérus et de la glène.

 

 

Un premier type est la prothèse totale de type anatomique. Elle a une hémisphère métallique montée sur une tige qui est placée dans l’humérus ainsi qu’une glène concave qui est implantée au niveau de l’omoplate. Pour placer ce type de prothèses d’épaules, il faut que les tendons de la coiffe ne soient pas rompus.

 

 

L’opération se fait sous anesthésie générale. Elle dure environ une heure et demie et nécessite une hospitalisation de 5 jours. Après l’intervention, un pansement sera placé pendant 15 jours.

 

 

Si les tendons sont rompus, on place alors une prothèse totale de type inversé. L’hémisphère métallique est alors placée dans l’omoplate et la glène concave dans l’humérus. Cela permet d’actionner le muscle deltoïde qui est présent et fonctionnel dans la grande majorité des cas, pour suppléer les tendons rompus.

 

 

Il existe un troisième type de prothèses d’épaules : l’hémiprothèse. Cette dernière est mise en place chez des patients plus jeunes, en avec une articulation en meilleure santé. On ne remplace que le versant huméral de l’articulation et on peut ensuite la remplacer par une prothèse anatomique plus tard. On ne place une hémiprothèse que lorsqu’on ne peut plus fixer la glène. On peut l’implanter lors d’une fracture complexe de l’humérus proximal, lorsque l’usure de la glène osseuse est très avancée ou lors d’une ostéonécrose avasculaire de la tête humérale.