prothèses asie

Aesculap : des prothèses pour l’Asie

Une société qui avance pour la santé

Installée à Chaumont en Haute-Marne, Aesculap, est une filière du groupe allemand B.Braun. Elle est spécialisée dans les instruments médicaux, les implants et les prothèses. Ces dernières intéressent tout particulièrement, notamment par leur diversité. En effet, vous retrouverez sur le marché des prothèses du genou, de la hanche, de l’épaule du pied, des mains, des rachis, des dents, des yeux, etc. Par leur caractère innovant ensuite. Ce secteur, particulièrement dynamique, a investi afin d’augmenter la qualité de ses prothèses. Depuis, plusieurs années, on peut même parler de marché fleurissant car les demandes n’ont cessé d’augmenter. La cause majeure de ce « boom » n’est pas les accidents mais l’augmentation du taux d’obésité, le sport et le vieillissement. Il est intéressant de noter, à titre d’exemple, que la société est passée de 12 000 à 50 000 prothèses de genoux sur une dizaine d’années.

Petit retour en arrière sur la filiale

En 1993, Aesculap décide de racheter tout ce qui est lié au développement du genou à l’entreprise Landanger installée à Chaumont. Claude Rauscher, formé dans le secteur automobile, arrive dix ans plus tard. Ce bilingue français-allemand développe une stratégie qui s’avérera payante. Il ne s’intéresse pas seulement aux prothèses mais il décide de développer l’instrumentation médicale. Cette initiative permettra un moindre coût lors d’opération et réduira le temps de travail des chirurgiens et de leur équipe. En même temps que cette première révolution, une demande d’implants s’imposera pour permettre à l’entreprise de se développer sur les deux pans.

La prothèse « made in » France vise l’Asie

Aesculap exporte, à l’heure actuelle, plus de 94% des prothèses qu’elle fabrique mais elle vise particulièrement le développement de son exportation en Asie. Les Asiatiques ne jouissent pas exactement des mêmes habitudes et conditions de vie que les Européens. La différence majeure qui été observée est celle-ci : ils passent beaucoup plus de temps en position assise. Cela génère des problèmes au niveau de la santé et crée donc une demande plus grande en ce qui concerne les prothèses. En dehors de ce marché spécifique, les asiatiques préfèrent également acheter des instruments français en ce qui concerne le dispositif médical. Pour se concentrer sur ce marché, la filière n’a pas hésité à agrandir son usine et n’a pas hésité à investir des fonds pour créer une prothèse spécifique pour le marché asiatique.